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En 1979, trois jeunes ont mis leurs ressources en commun pour acheter une maison au centre-ville de Drummondville. Ils rêvaient d'un endroit où les personnes défavorisées pourraient se rendre et retrouver foi en eux en participant à divers projets collectifs. Pendant cette année, les jeunes ont travaillé à rénover la maison et à accueillir les gens, leur offrant gîte et couvert et en les impliquant dans leur projet.
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Le Café Ensoleilvent a vu le jour en septembre 1980. De la nourriture saine et bon marché était servie, des expositions de même que des spectacles d'artistes de la région furent présentés au public. Tous travaillaient bénévolement en échange de nourriture.
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Le deuxième étage de la maison servait à accueillir des personnes référées par les policiers et par le bouche à oreille. Tous les soirs, une douzaine de personnes y dormaient.
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Le Café Ensoleilvent accueillait des femmes violentées, des personnes psychiatrisées, des jeunes fugueurs, des itinérants. Les bénévoles offraient de l'écoute, du support, de l'encouragement et mettaient la maison à la disposition de ceux qui voulaient créer des projets.
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Faute d'argent, le Café a fermé après un an.
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En mars 1984, Ensoleilvent devient un organisme sans but lucratif incorporé. Les trois jeunes propriétaires ont donné la maison à la nouvelle corporation. Grâce à la Société d'Habitation du Québec, le Café fut transformé en maison de chambres. L'ouverture s'est faite en juillet 1985, avec huit chambres louées à des personnes vivant des situations de précarité de revenu et diverses problématiques.
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Plusieurs outils furent mis en place pour aider nos résidents à faire un cheminement visant à améliorer leurs conditions de vie et ont été élaborés à partir de leurs implications sur différents comités qui régissait la vie communautaire au sein de la résidence et de la corporation : partage des responsabilités dans le quotidien (ménage, épicerie, cuisine, entretien etc.), implication au niveau des services offerts aux itinérants (repas, écoute, accompagnement, référence), formations sur les différents aspects régissant la vie associative et implications au sein des comités et structures.
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En 1988, une terre fut achetée à Melbourne pour répondre au besoin de sortir de la ville. Le Jardin Forestier sert de plateau de travail soit par bénévolat, programmes d'employabilité et temps compensatoires. Plusieurs de ces personnes ont repris leur vie en main suite à ces expériences de travail.
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En 1992, Ensoleilvent acquiert un immeuble de six logements dans le but d'y créer des logements supervisés de type coopératif pour répondre aux besoins des familles tout en offrant le même support qu'aux résidents du 487 Heriot et le don d'une ferme avec une maison d'hébergement pour aider les personnes rejetées des services ou lourdement institutionnalisées.
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En 1993, on acquiert l'immeuble derrière la maison du 487 Heriot pour y loger des familles ainsi que les bureaux administratifs.
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Par manque de financement et des responsabilités et tâches trop lourdes pour les bénévoles, l'immeuble de six logements sera vendu en 1994 et la ferme en 1996.
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En 1996, le besoin des personnes en difficultés s'est accru et, grâce à la reconnaissance de la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux et Centraide, avons pu consolider une équipe de travail pour mieux répondre aux besoins de notre clientèle. De maison de chambre, Ensoleilvent deviens une maison d'hébergement offrant un service d'intervention (écoute, accompagnement, suivi etc.), d'hébergement (dépannage, court et moyen terme), de référence, de repas.
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